Alex Hernandez, qui incarnait Jacob Diaz dans MindsEye, s'interroge sur son avenir dans l'industrie du jeu vidéo après l'échec retentissant du titre. L'acteur livre ses réflexions sur les conséquences d'être associé à un flop commercial.
Quand ton visage devient synonyme d'échec
Imaginez un instant : vous êtes acteur, votre visage orne la jaquette d'un jeu vidéo très attendu, et puis... c'est le crash total. C'est exactement ce qui est arrivé à Alex Hernandez avec MindsEye. Dans une interview pour le podcast FRVR, l'acteur a confié ses doutes sur son avenir dans l'industrie gaming.
"Je ne suis pas superstitieux, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est moi le problème", avoue-t-il avec une pointe d'autodérision. "Est-ce que j'ai ce toucher marron qui transforme tout ce que je touche en caca ?" Une question légitime quand on sait qu'Hernandez avait déjà incarné Lincoln Clay dans Mafia 3, un autre titre aux critiques mitigées.

Le syndrome du porte-poisse du gaming
Hernandez semble croire qu'il est maudit, du moins temporairement. Après le lancement catastrophique de MindsEye en juin dernier, l'acteur a traversé une période de doute intense.
"Rien qu'avec les retours sur le jeu, je me suis dit que je ne travaillerai peut-être plus jamais sur un jeu"
Et on peut le comprendre : quand votre tête est littéralement sur la boîte d'un produit universellement détesté, difficile de ne pas se sentir personnellement visé.
Les vraies raisons de l'échec
Rassurons tout de suite Alex : ce n'est pas lui le problème. MindsEye a échoué pour des raisons bien plus prosaïques :
- Un gameplay incomplet et bâclé
- Des bugs techniques à foison
- Un monde ouvert aussi vide qu'un frigo d'étudiant
- Un scénario plus plat qu'une crêpe ratée
Bref, tout sauf la performance de l'acteur principal. Mais essayez d'expliquer ça aux trolls d'internet...
La communauté gaming : amour et haine 2.0
Hernandez a une vision plutôt philosophique de la toxicité en ligne.
"Les joueurs sont une espèce unique, et j'en fais partie. Pour eux, l'attachement à l'expérience et au produit est si fort qu'ils ne manquent jamais une occasion de se servir d'internet sous couvert d'anonymat pour dire des choses qu'ils ne vous diraient jamais en face. Ils ne diront jamais en face que tous ceux qui ont travaillé sur un jeu sont des idiots qui méritent la mort. Personne n'oserait jamais vous dire ça en face. Et, en même temps, je pense que la colère est légitime."
Une analyse lucide de la part de quelqu'un qui a pris les critiques de plein fouet. L'anonymat d'internet transforme effectivement certains joueurs passionnés en véritables machines à haine.
Le soutien qui fait la différence
Heureusement, Hernandez indique également qu'il a pu compter sur un soutien indéfectible de la part de sa femme.
L'histoire d'Alex Hernandez nous rappelle que derrière chaque échec vidéoludique, il y a des humains qui en subissent les conséquences.