On reprend les hostilités après deux jours de pause aux Worlds 2025, et HLE n'a pas fait dans la dentelle. Les Coréens ont expédié CFO 2-0 pour s'offrir leur ticket playoffs, pendant que les Taïwanais vont devoir cravacher pour sauver leur peau.
Le Round 4 démarre fort, HLE ne tremble pas
On est mercredi 22 octobre à Pékin, et le Swiss Stage reprend enfin ses droits après cette petite pause qui nous a laissés sur notre faim. Le concept du jour ? Les équipes à 2-1 s'affrontent dans des BO3 où le vainqueur file direct en playoffs, et le perdant joue sa survie au Round 5.
D'un côté, on a Hanwha Life Esports qui s'est bien remis de sa claque initiale contre Anyone's Legend. Les Coréens ont ensuite roulé sur PSG Talon et 100 Thieves, histoire de montrer qu'ils étaient toujours dans le coup. De l'autre, CTBC Flying Oyster, les champions de la LCP, qui ont fait sensation en battant T1 avant de redescendre sur terre contre Anyone's Legend.
Sur le papier, ça sentait le match serré.
Game 1 : Un bras de fer qui tourne à l'avantage coréen
La première manche, c'était tendu, agressif, avec des teamfights dans tous les sens dès les premières minutes. Pendant un quart d'heure, impossible de dire qui allait prendre le dessus. CFO chopait les dragons, HLE gagnait les escarmouches, bref, du 50-50.
Le tournant ? Entre la 17ᵉ et la 21ᵉ minute, on a eu droit à deux teamfights d'anthologie. Le premier autour du troisième dragon, où les deux équipes se sont rendu coup pour coup sans que personne ne craque vraiment. Du grand spectacle. Le second, c'est CFO qui l'a remporté grâce à une Orianna en mode artiste qui a sorti l'ulti du match pour repousser HLE qui tentait le all-in sur l'Athakan.
Mais voilà, l'expérience coréenne, ça ne s'invente pas. À la 25e minute, alors que CFO avait réussi à égaliser en golds et gardait ses chances pour la soul, HLE a sorti le move de vétéran : un Baron Nashor en speed-run suivi d'un teamfight chirurgical. Game over en 30 minutes. CFO a bien tenté de résister, mais face au buff Baron et à la macro coréenne, c'était mission impossible.
Game 2 : CFO démarre en trombe, HLE finit en patron
Changement de scénario pour la deuxième manche. Cette fois, c'est CFO qui prend les devants avec une phase de lanes ultra propre. À la 15e minute, 2k golds d'avance, deux dragons dans la poche, on se dit que les Taïwanais ont peut-être trouvé la recette.
Sauf que voilà, HLE c'est pas n'importe qui. Malgré quelques erreurs qui auraient pu leur coûter cher, les Coréens ont commencé leur montée en puissance habituelle. Vision, rotations, contrôle de map... Le manuel du parfait mid-game coréen, quoi.
A la 25e minute, CFO tente un move un peu trop ambitieux et se fait punir sévèrement. HLE en profite pour non seulement combler son retard, mais carrément prendre l'avantage. De -2k à +1k en un teamfight, ça fait mal.
La suite, c'est du classique : Baron à la 32e minute, push méthodique, et Nexus qui tombe avant les 35 minutes. CFO a bien essayé de défendre, mais face à la machine de guerre coréenne en mode Baron power play, autant essayer d'arrêter un train avec ses mains.
La différence d'expérience a parlé
Ce qui ressort de ce Bo3, c'est vraiment cette capacité de HLE à inverser les dynamiques de match. Même menés, même bousculés, ils trouvent toujours ce petit truc en plus pour faire basculer la partie. C'est frustrant pour CFO, qui a montré de vraies qualités mais qui manque encore de cette maturité dans les moments décisifs.
Et maintenant ? Playoffs pour HLE, dernière chance pour CFO
Avec ce 2-0 autoritaire, Hanwha Life Esports boucle son Swiss Stage avec un bilan de 3-1 et valide son ticket pour les playoffs. Une qualification méritée au vu de leur montée en puissance depuis leur défaite initiale. Les Coréens ont su se remettre en question et ajuster leur jeu pour retrouver leur niveau habituel.
Pour CTBC Flying Oyster, c'est pas fini mais ça sent le roussi. Avec un bilan de 2-2, ils vont devoir disputer un ultime BO3 au Round 5 pour espérer décrocher l'un des derniers tickets qualificatifs. On a déjà vu des miracles aux Worlds, pourquoi pas un de plus ?